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samedi 17 mai 2008

Après les solides, l'eau et l'air, Hiolle Industries fait place au soleil

Habitué à jouer les précurseurs en matière d'environnement et de développement durable, le groupe Hiolle Industries se tourne, cette fois, vers le soleil. L'installation, sur les toits de l'entreprise, d'une centrale solaire photovoltaïque, est le premier signe d'une nouvelle activité, menée avec une filiale de GDF.

«  Actuellement, l'énergie solaire photovoltaïque est quasiment inexistante en France ? Notre ambition est devenir le leader français », résume Jean-Michel Hiolle. Le fondateur du groupe industriel qui porte son nom - et dont il est désormais le président du conseil de surveillance - s'engouffre dans un nouveau secteur de la protection de l'environnement en faisant, lui-même, figure d'exemple. Avec COFATHEC, la filiale GDF qui a officialisé, hier, son rachat de 30 % du capital de Hiolle Énergies, le groupe valenciennois va, en effet, montrer d'emblée de quoi il est capable. A partir du mois prochain, la moitié des toitures du site de la rue Macarez (celles orientées vers le Sud) vont, en effet, recevoir des capteurs solaires photovoltaïques. Le montage se fera, durant un an, en cinq tranches successives de 2 000 m². «  Nous procéderons de cette manière, car le projet pourra être ainsi constamment amélioré », précise Denis Wautier, président du directoire de Hiolle Industries. D'ores et déjà, l'innovation est déjà bien présente puisque ces panneaux, installés en structures de 21 m², permettent aussi d'isoler les toitures. Par ailleurs, pour faire gagner du temps et accroître la sécurité de ceux qui auront à les mettre en oeuvre, ces panneaux sont d'abord installés au sol avant d'être hissés sur les toits au moyen d'un palonnier spécialement conçu pour l'opération.

En juin de l'année prochaine, cette centrale sera entièrement opérationnelle et pourra produire jusqu'à l'équivalent de la production d'électricité nécessaire pour un village de quelque 1 500 habitants.

L'investissement est certes élevé (voir « Le chiffre »), mais l'intérêt financier pour les entreprises ne fait de doute pour personne. «  Suivant les zones où elles seront implantées, les centrales photovoltaïques permettront un retour sur investissement entre cinq et quinze ans », estime Denis Wautier. Ah oui, une dernière précision : ces panneaux photovoltaïques remplaceront des toitures en amiante ciment. Un autre signe que le Valenciennois poursuit sa mue. • FRANÇOIS GÉRIN

> Lire également en page 37.

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