« Tous les hôtels d'Arras sont complets. Rien que de mon côté, je réserve 400 chambres, je commande 4 000 repas. » France Leduc, organisatrice du Main Square, est formelle : son festival booste l'économie locale.
Dimanche soir, Brahim, tenancier de café à Maubeuge, avait les yeux des très mauvais jours. Deux nuits qu'il n'avait quasiment pas dormi à cause - ou grâce - aux Folies. Non loin, un boulanger avait sorti ses étals, y compris le dimanche après-midi.
Sur la Côte d'Opale, Patrick Dréhan, directeur du festival, assure que quelques-uns prennent leurs vacances en fonction de sa programmation.
Certains de ces événements sont financés pour plus de la moitié par des fonds publics. Mais il y a du retour. On a peu de chiffres, mais prenez Montréal.
Les retombées économiques du plus grand festival de jazz du monde sont estimées à 150 millions de dollars canadiens pour 25 millions de budget.
Sans compter le gage de notoriété. Le Main Square, à Arras, c'est 250 journalistes par jour, un direct sur France 4, des articles partout dans le monde. Un énorme coup de pub qui coûte 65 000 E à la commune (cas particulier d'un festival à financement quasi exclusivement privé). Et puis il n'y a qu'à voir les retombées touristiques de Lille 2004. L. D.
PHOTO ARCHIVES DIDIER CRASNAULT