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dimanche 11 mai 2008

Sur l'A 23, un camion-van se renverse avec ses chevaux

Plus de peur que de mal pour les deux occupants et les deux chevaux d'un camion-van qui s'est couché en contrebas de l'A 23 hier à hauteur de Raismes. Jusqu'en fin de matinée, la circulation a été réduite sur une file à hauteur de l'accident, ce qui a causé jusqu'à un kilomètre de ralentissements.

PAR BERNARD DÉFONTAINE

bdefontaine@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »

Le camion-van était parti le matin de Bertaucourt-Épourdon (Aisne), un village situé en lisière de la forêt de Saint-Gobain, dont le centre équestre accueille une colonie de vacances pendant l'été. Conduit par François Sarda, qui avait à ses côtés Hélène Gillion, propriétaire de l'un des deux chevaux montés dans le véhicule. Manon Sarda, sa fille, qui devait monter les deux équidés, suivait dans un utilitaire. Destination Nomain, près d'Orchies, où les deux bêtes devaient concourir hier en cycle libre jeunes chevaux.

Le convoi n'est jamais arrivé. Peu avant 10 heures, le centre commercial de Petite-Forêt à peine dépassé, l'éclatement de son pneu arrière gauche a provoqué une perte de contrôle de l'Iveco, qui s'est couché sur son flanc droit, en léger contrebas. Le conducteur et sa passagère en sont sortis par le pare-brise brisé et les deux chevaux par la caisse éventrée.

L'homme et la jeune fille - soignée sur place avant d'être conduite au centre hospitalier - ne souffraient que de contusions. Si Opium, une jument, a pu être récupérée et recevoir elle aussi de premiers soins sur place - elle saignait sous l'oreille droite -, l'inquiétude s'est faite plus vive concernant Ouragan, un hongre qui prend six ans cette année.

L'animal s'était réfugié de l'autre côté de la clôture, dans les fourrés qui bordent l'autoroute, où il peinait à se tenir debout. Appelé sur place, un vétérinaire lui administra un tranquillisant et se livra à un premier diagnostic : une suspicion de queue cassée, mais le bassin ne paraissait pas touché.

Pas question pour autant de faire refranchir la clôture à l'animal, rendu très nerveux par le choc, et de le faire revenir sur l'autoroute. Parallèle à celle-ci, à quelques mètres, se présentait la boucle d'essais ferroviaires. C'est finalement par là que le cheval de concours put être évacué, en longeant le ballast sur plusieurs centaines de mètres.

À l'entrée du centre d'essais, l'hongre fut pris en charge par des bénévoles du centre équestre de Raismes, tout proche, où il fut conduit, comme l'avait été peu avant la jument. Les deux bêtes n'y restèrent pas. Dans l'après-midi, les équidés, courbaturés, étaient transférés vers la clinique spécialisée de Gand (B), pour un bilan complet. •

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